Frank Borzage est un acteur et un réalisateur américain né le à Salt Lake City (Utah), mort le à Hollywood (Californie).

Biographie Frank Borzage naît à Salt Lake City, quatrième enfant d'une mère d'origine suisse alémanique et d'un père italien, Luigi Borzaga, qui ont émigré aux États-Unis au début des années 1880, Luigi ne voulant pas être enrôlé dans l'armée autrichienne à la suite de la conclusion de la première Triplice.. Dès l'adolescence, il est attiré par le spectacle et travaille dans une mine pour se payer des cours d'art dramatique. De 1906 à 1912, il travaille ainsi comme accessoiriste de théâtre et tient de petits rôles au sein d'une compagnie qui fait des tournées dans sa région....

En 1912, il est à Hollywood où il est engagé par Mutual Film toujours comme accessoiriste, puis il joue dans des productions de la Mutual ou de Bison ou encore de Kay-Bee, notamment sous la direction de Thomas H. Ince.

En 1916, il épouse l'actrice Rena Rogers.

À partir de 1916, il commence à diriger des films, jusqu'à une quinzaine par an, et renonce à être acteur dès 1918 pour se consacrer entièrement à la réalisation. Son premier grand succès est Humoresque en 1920..

En 1927, il réalise L'Heure suprême (Oscar du meilleur réalisateur en 1929), qui ouvre une deuxième période dans sa carrière, avec d'autres œuvres majeures comme La Femme au corbeau, L'Adieu aux armes ou Secrets, et un deuxième oscar en 1932 pour Mauvaise Fille.

En 1938, il porte à l'écran le roman Trois Camarades d'Erich Maria Remarque.

Pour sa contribution à l'industrie du cinéma, Borzage a reçu une étoile sur le Hollywood Walk of Fame en 1960. Cette étoile est située au 6300 Hollywood Boulevard.

Analyse et influence Borzage est considéré par certains comme le , d’après Jean Tulard, avec par exemple L'Heure suprême (.), ce qui ne l'empêche pas d'être aussi, selon Henri Agel, ..

Comme d'autres réalisateurs des années 1920, il subit l'influence de Murnau, dans son attention aux décors, à la lumière..

Lui-même impressionna beaucoup de réalisateurs dans le monde : « Frank Borzage est un des plus grands cinéastes américains de tous les temps » a déclaré Samuel Fuller . Josef von Sternberg, pourtant si avare de compliments, admit peu avant de mourir que de tous ceux qui travaillèrent pour Hollywood, Borzage fut « le plus digne de son admiration illimitée ». Sergueï Eisenstein ayant découvert un de ses films à Moscou plaça sans hésiter Borzage aux côtés de Chaplin et Stroheim, « les trois plus grands cinéastes d'Amérique ». Marcel Carné avouait « sa prédilection particulière » pour l'œuvre de ce réalisateur. William K. Howard l'estimait même « plus importante que celle de Fritz Lang et d'Ernst Lubitsch. » La magie borzagienne suscita jadis l'enthousiasme des surréalistes autour d'André Breton et des hommages jusqu'en Chine et au Japon, dans les films d'un Yasujirō Ozu, selon Hervé Dumont..

Filmographie Films muets Courts-Métrages

Longs Métrages vignette|alt=Frank Borzage et Harry Oliver sur le plateau de L'Heure suprême|Frank Borzage, à gauche, et son directeur artistique Harry Oliver sur le plateau de L'Heure suprême

Films parlants

Comme acteur 1912 : On Secret Service de Walter Edwards 1912 : Blood Will Tell de Thomas H. Ince 1912 : When Lee Surrenders de Thomas H. Ince 1913 : Days of '49 de Thomas H. Ince 1913 : Granddad de Thomas H. Ince : le père de Mildred 1913 : The Mystery of Yellow Aster Mine de lui-même 1913 : Loaded Dice de Burton L. King 1913 : Le Désastre (The Battle of Gettysburg) de Thomas H. Ince et Charles Giblyn 1913 : A Foreign Spy de Wallace Reid 1913 : Retribution de Wallace Reid et Willis Robards 1913 : A Hopi Legend de Wallace Reid 1913 : The Pride of the Southde Burton L. King 1913 : The Drummer of the 8th de Thomas H. Ince : Jack Durand 1914 : The Wheel of Life de Wallace Reid 1914 : A Flash in the Dark de Wallace Reid 1914 : Love's Western Flight de Wallace Reid 1914 : La Colère des Dieux (The Wrath of the Gods) de Reginald Barker 1914 : A Relic of Old Japan de Thomas H. Ince et Reginald Barker : Jim Wendell 1914 : Stacked Cards de Thomas H. Ince et Scott Sidney 1914 : L'Honneur japonais (The Typhoon) de Reginald Barker 1914 : In the Sage Brush Country de William S. Hart : 1915 : Knight of the Trails de William S. Hart : Bill Carey 1915 : Aloha Oe de Richard Stanton et Charles Swickard 1915 : The Cup of Life de Thomas H. Ince et Raymond B. West : Dick Ralston 1917 : La Petite Châtelaine (Wee Lady Betty) de Charles Miller : Roger O'Reilly

Comme scénariste 1916 : Enchantment de Carl M. Leviness 1916 : The Pride and the Man de lui-même 1916 : Dollars of Dross de lui-même

Acteurs fétiches Charles Farrell Janet Gaynor Margaret Sullavan

Récompenses et distinctions Oscars 1929 : Oscar du meilleur réalisateur pour L'Heure suprême Oscars 1932 : Oscar du meilleur réalisateur pour Bad Girl 1962 : Lifetime Achievement Award décerné par la Directors Guild of America

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Dumont (Hervé), Frank Borzage : Sarastro à Hollywood, Cinémathèque française, Paris et G.Mazzota, Milan, 1993 Dumont (Hervé), Frank Borzage : Un romantique à Hollywood, Actes Sud Beaux Arts / Institut Lumière, 2013, 800 pages,

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