Montfort-sur-Meu est une commune française située sur le Meu dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en . pour une superficie de .

Montfort-sur-Meu fait partie de la communauté de communes Montfort Communauté et du pays de Brocéliande. Montfort-sur-Meu est le chef-lieu du canton de Montfort-sur-Meu.

Géographie Situation

Dans le Grand-Ouest de la France, en Bretagne, dans le département d'Ille-et-Vilaine, la ville de Monfort-sur-Meu est située à trente kilomètres à l'ouest de Rennes, la préfecture départementale et régionale.

Côté centre-est de la Bretagne, elle est traditionnellement comprise dans le Porhoët.

Les communes limitrophes sont Breteil, Iffendic, Talensac et Bédée.

vignette|centre|Carte de la commune de Montfort-sur-Meu.

Géographie physique

La commune est située à d'altitude, aux frontières nord de la forêt de Paimpont (assimilée à Brocéliande, son ancien nom). La région, aujourd'hui bocagère, était autrefois recouverte par un immense massif forestier. alt=Le Garun dans la ville|vignette La ville est située à la confluence du Meu et du Garun..

Les carrières locales sont composées de schiste pourpré et ardoisier et de poudingue, ce qui donne une polychromie à l'architecture du pays de Montfort.

Cadre géologique vignette|Carte géologique du Massif armoricain.

Montfort-sur-Meu se situe dans la région de Pont-Péan, localisée dans le domaine centre armoricainCarte des différentes unités litho-structurales de l'ouest du Bassin de Paris et du Massif armoricain, tiré de Michel Ballèvre, « Structure et évolution du Massif armoricain », Géochronique, 105, mars 2008, p. 29-31, dans la partie médiane du Massif armoricain qui est un socle ouest-européen de faible altitude (maximum ), caractérisé par des surfaces d'aplanissement et qui résulte d'une histoire complexe composée de trois orogenèses : icartienne (Paléoprotérozoïque,ca. 2,2-1,8 Ga), cadomienne (Édiacarien 750-540 Ma). et surtout varisque (ou hercynienne, au Dévonien-Carbonifère, 420-300 Ma).. La structure du Massif armoricain résulte de la superposition de l'héritageL'orogenèse cadomienne est marquée au nord du massif par des directions N70 (groupes de direction N 60° à N 85° et quelques autres issus de failles associées). L'orogenèse varisque est la principale responsable de l'architecture de la majeure partie du massif, notamment au travers du Cisaillement Nord-Armoricain et des deux branches du Cisaillement Sud Armoricain de direction N110 (séparant les quatre grands domaines armoricains (Nord-armoricain, Centre-armoricain, Sud-armoricain et le Léon), des groupes de failles N 20° à N 40 °, et des directions N140 à N160, héritées du pré-rifting atlantique avorté du Permo-Trias. Ces groupes de failles façonnent les directions du tracé de nombreux plateaux et côtes. Cf Paul Bessin, « Évolution géomorphologique du Massif armoricain depuis 200 MA : approche Terre-Mer », thèse Sciences de la Terre. Université Rennes 1, 2014, p. 98 ; . de ces deux derniers orogènes..

Pont-Péan est situé dans un vaste bassin sédimentaire constitué de sédiments détritiques essentiellement silto-gréseux issus de l'érosion de la chaîne cadomienne et accumulés sur plus de d'épaisseur, socle sur lequel repose en discordance des formations paléozoïques sédimentaires.. Le territoire montfortais s'étend sur une seule entité géologique, le synclinal de Paimpont-Guichen qui fait partie de la partie nord-ouest d'une grande unité sédimentaire qui a été déformée par des plissements au Paléozoïque, le synclinorium de Martigné-FerchaudCarte du Massif armoricain avec les affleurements paléozoïques dans les différents synclinaux, d'après . (« synclinaux du sud de Rennes »).. Dans cette unité synclinoriale du Sud de Rennes proprement dite, à structure appalachienne, la sédimentation paléozoïque débute par la mise en place de matériel détritique de couleur rouge, la formation ordovicienne de Pont-Réan, caractérisée notamment par le faciès basal de type Montfort (connu sous le nom de Poudingue de Montfort). Il correspond à la transgression ordovicienne qui débute parfois par un conglomérat polygénique discontinu, d'épaisseur variable (quelques mètres au maximum), empruntant l'essentiel de son matériel au substrat briovérien : galets (de grès, wackes quartzeuses, siltstones, avec des grains de quartz, phtanite, microquartzite) .

Transports vignette|La gare TER. réseau régional BreizhGo : ligne 2 (Rennes - Montfort-sur-Meu - Gaël) SNCF - TER Bretagne accessible depuis la gare de Montfort-sur-Meu : ligne St Brieuc-Lamballe-Rennes et ligne La Brohinière-Rennes

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Meu, le Garun, la Fléchais, le ruisseau de l'anragot, le ruisseau de l'Étang de carrouët et le ruisseau des Fonds chauds et un autre petit cours d'eau..

Le Meu, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Vran et se jette dans un bras de la Vilaine à Chavagne, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques du Meu sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 11:05 TU à partir des 669 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/1968 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

Le Garun, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Loscouët-sur-Meu et se jette dans le Meu sur la commune, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Montfort-sur-MeuLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Rheu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Montfort-sur-Meu est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Montfort-sur-MeuUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (54,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (29,9 %), zones agricoles hétérogènes (25,7 %), zones urbanisées (19,9 %), terres arables (12,5 %), prairies (9,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Monsfortis au .

Montfort-sur-Meu est une formation toponymique médiévale en Mont- suivie de l'adjectif fort au sens de « fortifié ».

D'après un article du quotidien L'Ouest Eclair, le nom Montfort-la-Cane a été donné en 1386 à la ville à cause de la légende de la cane qui faisait alors la réputation de la ville, au point que la ville "a gardé pendant des siècles" ce nom d'après Amedée Guillotin de Corson. Sous la Première République, et la Convention nationale, le décret du 15 brumaire an II () change le nom de Montfort-la-Cane en Montfort-la-Montagne. Ce nom fait allusion à la proximité politique de la municipalité avec les Jacobins, dont Montagne était le synonyme. Sous le Consulat, un Arrêté portant réduction des justices de paix du département d'Ille-et-Vilaine du 27 brumaire an 10 () désigne Montfort-sur-Meu comme une des communes du 5e arrondissement communal d'Ille-et-Vilaine. La ville est siège d'une justice de paix.

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Moñforzh..

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 11,3 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 374.

Histoire Préhistoire La présence humaine sur le territoire de Montfort-sur-Meu est attesté dès la fin de la Préhistoire ; en témoigne son patrimoine mégalithique, dont les alignements de la Harelle, l'allée couverte de Beauregard, le menhir de la lande de Coulon et les mégalithes du Bois du Buisson.

Époque gallo-romaine Le territoire de la commune est occupé durant la période gallo-romaine, comme en témoignent la découverte d'un gisement de tegulae au lieu-dit des Batailles, et de deux trésors monétaires datés respectivement du Haut et du Bas-Empire au Prélong. Une voie romaine reliant Rennes et Carhaix traversait le territoire qu'occupe actuellement la commune d'est en ouest, escaladant les Buttes de la Harelle pour déboucher sur le bois du Buisson, avant de redescendre sur le bassin d'Iffendic..

Moyen Âge