Le d'artillerie ( RA) est une unité de l'armée française, formée pendant le siège de Paris en 1870.

Création et différentes dénominations : formation du () 1872 : reconstitution du conformément au décret du : devient d'artillerie de campagne () : Régiment de marche n°21/265, par regroupement avec le : régiment d'artillerie de campagne, complété par le V groupe du régiment d'artillerie lourde 1924 : d'artillerie divisionnaire () 1929 : dissolution 1939 : ré-création du d'artillerie divisionnaire () (série A) 1940 : dissolution

Chefs de corps : François Victor Adolphe de Chanal 1870 : Paul Louis Jules Grévy Paul Louis Jules Grévy sur histoire-de-guerre.net (frère de Jules Grévy) : Charles François Lamandé 1876 : colonel Normand d'Authon 1882 : colonel Gebhart 1888 : colonel Émile Paul Doré Nécrologie du général de brigade Doré, page 79 1891 : colonel Louchet 1895 : colonel de Villiers de La Noue 1898 : colonel Massenet .... 1914 : colonel Kappes 1916 : colonel Maucorps 1918 : lieutenant-colonel d'Escrienne : colonel Carvallo ....

Historique des garnisons, combats et batailles du RA 1870 à 1914 Le régiment est formé le pendant le siège de Paris, à partir desLouis Susane : Histoire de l'artillerie FrançaiseHistoriques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) : du dépôt d'artillerie du régiment monté de la Garde impériale du dépôt d'artillerie du régiment monté de la Garde impériale du dépôt d'artillerie du régiment monté de la Garde impériale du du } du du du du du du

Le régiment participe à la défense de Paris et se trouve engagé : du au dans les batailles de Villiers et de Champigny durant lesquelles les , , et se font largement remarquées. le à la deuxième bataille du Bourget ou 9 batteries sont engagées et la canonne de 8 heures du matin à 3 heures et demi du soir. le à la bataille de Buzenval, ou la contient par son feu l'ennemi dans le parc de Longboyau. la participe, durant tout le siège, à la défense du fort d'Issy

Envoyé à La Rochelle en , il est reconstitué avec 8 de ses batteries, 1 batterie du et 2 batteries à cheval du conformément au décret du .

En 1873, il fait partie de la , garde 9 de ses batteries, reçoit 1 batterie du et verse 1 batterie montée au et ses 2 batteries à cheval au .

Il est en garnison à Angoulême en 1914.

Première Guerre mondiale

Affectations et constitution Le le RAC est mobilisé à Angoulême en Charente.

Le régiment fait partie de : d’artillerie d’infanterie du général Leblond d’armée du général Roques armée du général Langle de Carry

Constitution en 1914 3 groupes de 9 batteries de 75 (36 canons), sous le commandement du colonel Kappes et du lieutenant-colonel Evrard.

1914 Mobilisation : Mobilisation du d’artillerie de campagne à Angoulême Le régiment fait partie en temps de paix de la d’artillerie et constitue l’artillerie de la d’infanterie du d’armée. 5 et : Le RAC embarque à Angoulême et Ruelle 7 et : Le régiment débarque à Sainte-Menehould et dans son voisinage. À partir du il traverse l’Argonne et cantonne à Lamouilly sur la Chiers.

300px|thumb|Canon de 75 Bataille des Frontières Le , la est alertée et Le elle entre en Belgique. La du et le qui forment l’avant-garde débouchent sur la Semois entre Jamoigne et Florenville et font reculer les forces allemandes qui sont poursuivies pendant 2 jours. Le , la DI combat aux environs de Menugoutte et Straimont situés à au sud-ouest de Neufchâteau mais est obligée de se replier par Chiny, Florenville… Margut en compagnie de convois de blessés et des habitants fuyant l’invasion. Les 25 et , après avoir traversé le bois d’Inor, le régiment passe la Meuse entre Pouilly et Beaumont-en-Argonne et se met en batterie sur la rive ouest. Pendant 3 jours, dans le secteur Luzy-Saint-Martin-Cesse le et les 3 et d’infanterie coloniale tiennent en échec et forcent même l’ennemi à reculer. Le , se conformant au mouvement général de retraite, les batteries prennent la route, traversent Vouziers puis atteignent Vitry-le-François.

Bataille de la Marne : appliquant les ordres du général Foch, le cesse son repli et prend position entre Sompuis et Vitry-le-François. C’est le début de la bataille de la Marne : Les 3 groupes du RAC sont en batterie : Les et à l’ouest de Sompuis, près de la ferme des Grandes-Perthes Le près de Châtel-RaouldFace à eux le allemand de la commandée par le duc Albert de Wurtemberg.Vers 7 heures, l’artillerie allemande bombarde les positions, puis les fantassins lancent l’assaut : Les caissons flambent, les hommes tombent. Le chef d’escadron Antoine Boisseuil, commandant le , est tué et à la , une pièce n’a plus de servants. Les et sont également touchées.Au , plus du tiers des et sont hors de combat. Le , l’intensité du bombardement et des attaques d’infanterie ne faiblit pas et, au soir, tous les officiers du sont hors de combatC'est-à-dire tués ou blessés. Le commandement passe au capitaine Étienne Neyraud du Mort pour la France le à l’hôpital de Vadelaincourt. Les 9 et , le combat continue, mais avec moins d’intensité. L’ennemi a reculé et le se déplace en avant de Sompuis entre des tas de cadavres de fantassins saxons. Le , l’armée française commence à poursuivre l’armée allemande vers le Nord. Le libère Vitry-le-François et le passe la Marne à Couvrot, au Nord de Vitry-le-François. : Le s’arrête devant Perthes-lès-Hurlus qu’il bombarde permettant Le aux fantassins de la DI d’entrer. : L’ensemble de la DI se rassemble dans le camp de Châlons entre Vadenay et Mourmelon et s’arrête pendant 2 jours.

Devant Reims Le , la division franchit la montagne de Reims et arrive dans les abords immédiats de la cité des rois, où elle est accueillie par des obus tirés depuis les hauteurs de Berru, et s’installe près de Taissy et Saint-Léonard. 26 et : C’est le combat de Saint LéonardÉgalement appelée la Surprise de Saint Léonard. Les premières lignes françaises tenues par le sont submergées par une attaque soudaine des régiments de la Garde prussienne. La , installée à Reims, dans la ville même, entre alors en action fauchant les vagues d’assaut sans cesse renouvelées. Les Allemands laissent un millier de cadavres sur le terrain mais le seul du perd 11 officiers et .

La Champagne Le , le régiment arrive près de Suippes, où il tient une position entre cette ville et Jonchery. Du au , les groupes s’étalent entre les carrières de Jonchery, situées non loin du moulin de Chantereine, et Saint Hilaire le Grand. Ce secteur, relativement calme, permet aux soldats de prendre du repos, de fortifier leur position, de construire abris, boyaux de circulation. Toutefois, l’artillerie allemande tonne régulièrement à laquelle répondent les batteries du . À partir du , la vie de secteur devient monotone, pénible, mais toujours meurtrière. Le RAC a pour secteur de tir Auberive, L’Epine de Vedegrange, le Bois en Y et le Bois B. Du 18 au , les et du se mettent en batterie le long de l'Ain, entre Saint Hilaire et Souain, afin de soutenir une quatrième attaque contre le . Le , à , après une heure de préparation d’artillerie, les fantassins du se lancent à l’assaut de la forteresse. Ils sont aussitôt accueillis par l’artillerie et les mitrailleuses allemandes. Le perd 11 officiers et plus de .

1915 Du au , le secteur reprend son existence monotone mais néanmoins dure et meurtrière, avec la pluie, la neige, le froid. Le , le RAC est relevé par le et part pour la première fois au repos, dans la vallée de la Moivre au Sud-Est de Chalons-sur-Marne. En avril, une batterie de 75mm participe à la bataille du Reichsackerkopf.

Front de Lorraine . Le régiment embarque à Châlons en direction de la Lorraine et le . Il est débarqué et immédiatement dirigé vers le front. . Le régiment arrive à l’Ouest du Bois-le-Prêtre, dans la région de Mamey, aux lisières du bois de la lampe, du bois Brûlé et de la forêt de Puvenelle. . Le se met en batterie. 3 au . Le accompagne une attaque de grande envergure contre ThiaucourtAppelée offensive de Thiaucourt qui se termine par un succès partiel, à cause du temps abominable. Après quelques jours de calme à cause du froid et de la neige, les Allemands lancent de nombreuses contre-attaques pour reprendre le terrain perdu. . Les batteries sont déplacées vers l’Est dans le ravin de Limey. . 2 groupes partent au repos à Pierre la Treiche et Bicqueley près de Toul. . Le , resté en position d’appui devant Flirey et au bois de La VoisogneLe bois de La Voisogne, situé à environ au sud-est de Flirey, part également au repos. . le régiment est transporté dans la région d’Amiens où il est mis au repos pendant 1 mois.

300px|thumb|Vue sur le village de Vimy à partir de la crête de Vimy (en 1917). L'Artois . le RAC se rend par étapes à Arras. . Le régiment prend position derrière le LabyrintheLe Labyrinthe était un ensemble d'ouvrages, de tranchées et de boyaux qui formaient un saillant de la ligne allemande entre Neuville Saint Vaast et Ecurie, qui donna lieu à des combats incessants. L’historique du RAC rapporte : : Le est installé dans le Ravin de Roclincourt. Le est positionné derrière Ecurie. Le occupe le Fond de la Vase.Leur champ de tir est la région du moulin de Neuville, Les Tilleuls, la Crête de Vimy et Thélus. 23 et . Préparation intense d’artillerie contre les lignes allemandes. Chaque batterie tire près de . . Une grande attaque se déclenche, les artilleurs allongent le tir, les premières vagues pénètrent dans les tranchées ennemies. . Nouvelle attaque, retardée par le brouillard, mais l’avance est minime. Pour finir, cette attaque d’envergure n’a presque rien donné.

1916 - : La bataille continue à coups de grenades et de fusils mais, jusqu’au printemps, cette lutte est sournoise et brutale. La guerre des mines, qui commence en octobre, se terminera au printemps. Il ne pleut pas, mais tout est mouillé, suintant, puis il pleut, puis il neige, il pleut à nouveau, les boyaux sont boueux, les hommes s’y enlisent et meurent. Quotidiennement, de petits combats ont lieu, pour la reprise d’un entonnoir ou le déplacement d’une barricade. Dans les deux camps, on pratique le marmitageUn marmitage est un bombardement dense et continu. méthodique des batteries. Le secteur est fatigant. . Les batteries écossaises viennent relever, dans une boue liquide, le RAC qui part au repos près de Montdidier.

Verdun : le régiment débarque par train dans la région de Verdun, sous le commandement du colonel Maucorps et du chef d’escadron Quantin. : le régiment commence les reconnaissances dans un vacarme incessant d’un bombardement prodigieux. Du 5 au , le RAC relève, de nuit le .