Jean-François de La Guiche, seigneur de Saint-Géran, comte de La Palice, né vers 1569, mort le , est un militaire français des .
Biographie Fils de Claude de La Guiche († 1592), seigneur de Saint-Geran et de Suzanne d'Isserpent, ou († après le ), dame de Chitain, Jean-François de La Guiche fait ses premières armes sous le maréchal d'Aumont, en 1588, et se signale en diverses occasions sous Henri IV. Il participe en au siège d'Orléans et en 1590 à la bataille d'Ivry. Il est blessé aux sièges de Paris (1588) et de Rouen (1591). Il devient ensuite fait Guidon de la compagnie des chevau-légers du roi, puis mestre de camp de vingt compagniesSimon Lamoral le Pippre de Nœuville, Abrégé chronologique et historique, Liège, 1734, volume 1, pages 437-438..
Il a la charge de maréchal de camp au siège d'Amiens, en 1597, au cours duquel il est blessé et a quatre chevaux tués sous lui.
Lieutenant de la garde du dauphin (1605-1610), puis sous-lieutenant des Gendarmes de la Garde à compter du , il en devient capitaine-lieutenant et commandant effectif le , charge qu'il conserve le reste de sa vie.
En 1619, le maréchal de Saint-Géran est nommé, comme son oncle Philibert de La Guiche l'a été avant lui, gouverneur, sénéchal et lieutenant-général du Bourbonnais, gouverneur de Moulins et de Chantelle. Louis XIII l'élève, le , à la dignité de maréchal de France et le reçoit, le , chevalier du Saint-Esprit.
Il a beaucoup de part aux affaires de son temps, et commande les armées du roi aux sièges de Clérac, de Montauban, de Saint-Antonin et de Montpellier, en 1621 et 1622.
Il meurt en son château de La Palice, en Bourbonnais, le , âgé de soixante-trois ans, . Son corps est enterré dans la paroisse de Saint-Géran, qu'il a eu soin de rebâtir. Il a testé le précédent au même lieu et laissait cent mille livres de rentes en fonds de terre et pour cinquante mille écus de meubles à partager, outre les autres biens, entre le comte de la Palice, la marquise de Bouillé, deux filles de sept à huit ans et sa veuve.
Jugement de ses contemporains Tallemant des Réaux, dans ses Historiettes, dressa un portrait peu flatteur du maréchal de Saint-Géran :
Unions et descendance Jean-François de La Guiche épousa en 1595 Anne de Tournon ( † 1614), dame de La Palice, fille de Just III ( † 1571), baron de Tournon et d'Aliénor de Chabannes ( † 1595), dame de La Palice et de Jaligny. Ensemble, ils eurent : Marie-Gabrielle (vers 1596 - Paris † - Paris), dame d'honneur (1628-1629) d'Anne d'Autriche (1601-1666), mariée en 1614 avec Gabriel (1597 † 1626), seigneur de Chazeron, gouverneur du Bourbonnais, puis, le avec Timoléon d'Epinay de Saint-Luc (1580 † 1644), comte d'Estelan, maréchal de France ; Claude Maximilien (vers 1603 † - Moulins (Allier)), comte de La Palice, seigneur de Saint-Géran, appelé, à titre de courtoisie, le titre de comte de Saint-Géran (ce titre ne reposait sur aucune lettre patente, mais son usage en fut accepté à la cour), gouverneur (), mestre de camp du régiment de Saint-Géran cavalerie, sénéchal et maréchal du Bourbonnais, il eut à faire face à la révolte des Moulinois de , pour des raisons fiscales : le , il fait pendre le chef de la sédition, Rivet, dans la cour du château de Moulins) ; marié en avec Susanne de Longaulnay (née vers 1605), fille unique de Jean de Longaunay, seigneur d'Amigny, et de Suzanne aux Espaules, sa belle-mère, dont : Bernard ( † - Paris), comte de Saint-Géran et de La Palice, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, lieutenant-général des armées du roi, ambassadeur à Florence, en Angleterre et Brandebourg. L'histoire de son enlèvement au moment de sa naissance l'an 1641, est singulière. Il fut depuis reconnu par son père et par sa mère : il eut cependant un grand procès à soutenir pour son état, qui fut jugé en sa faveur par arrêts du Parlement des et . Il se maria en avec Françoise de Warignies (1655 † 1733), dont : Suzanne Madeleine ( - au château de Versailles † en 1743), carmélite ; Marie, Susanne et Louise, religieuses à Marcigny ; Jacqueline ( † ), mariée en 1632 avec René, marquis de Bouillé ( † après 1632), dont postérité.
Veuf, le maréchal épousa, le , au château de Sainte-Marie-du-Mont (Manche), Susanne Aux Epaules, dame de Sainte-Marie-du-Mont (secondes noces de l'épouse, contrat de mariage du , passé au château de Sainte-Marie-du-Mont), dont il eut : Marie (1623 † ), mariée, le (contrat de mariage signé par Louis XIV, le au Palais-Royal), avec Charles de Lévis ( † - Brive-la-Gaillarde), duc de Ventadour, pair de France, administrateur du diocèse de Lodève, dont postérité ; Susanne, morte sans alliance en , âgée de 21 ans.
Armoiries Figure Blasonnement100px100px|Maison de La GuicheDe sinople au sautoir d'or.
Notes et références
Sources
Jean François de La Guiche sur roglo.eu ;
Catégorie:Général français du XVIe siècle Catégorie:Général français du XVIIe siècle Catégorie:Maréchal de France nommé sous le règne de Louis XIII Catégorie:Naissance en 1569 Catégorie:Décès en décembre 1632 Catégorie:Comte français du XVIIe siècle Catégorie:Colonel général (France) Catégorie:Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit