vignette|Carte de la situation actuelle de la guerre civile du Yémen.
Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), qui se fait appeler Ansar al-Charia à partir de 2011 pour ses activités au Yémen, est une organisation terroriste islamiste, d'idéologie salafiste djihadiste, active principalement au Yémen et ayant une forte influence en Europe.
Historique
AQPA est issu de la fusion, en , des composantes saoudienne et yéménite d'Al-Qaïda et a réaffirmé son allégeance à Oussama ben Laden dont le père Mohamed, originaire du Yémen, avait émigré en Arabie saoudite.
Les militants d'Al-Qaïda en Arabie saoudite ayant été chassés du pays par le gouvernement, ils ont trouvé refuge au Yémen. AQPA est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis depuis le , et sur celle de l'ONU depuis le .
Les objectifs d'AQPA sont similaires à ceux d'Al-Qaïda puisqu'il s'oppose à la dynastie Al Saoud qui est accusée d'avoir de l'Arabie saoudite.
Le grand public découvre l'existence d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique le lorsqu'un Nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab, ayant séjourné au Yémen tente de faire détoner des explosifs cachés dans ses sous-vêtements lors d'un vol entre Amsterdam et Détroit.
Le , deux colis piégés sont découverts dans des avions de fret avant leur arrivée aux États-Unis. Les colis étaient en provenance du Yémen et le , AQPA revendique être à l'origine de ces envois.
Depuis , et après la révolution au Yémen qui a conduit au départ du président Saleh, l'armée yéménite a entamé des contre Al-Qaïda ayant entraîné environ . Le groupe islamiste, qui prenait de l'ampleur depuis la révolution du fait de la fragilisation de l'État, avait promis de se venger. Le groupe est donc soupçonné d'avoir commis l', perpétré par un soldat infiltré, et qui a causé la mort de près de et fait lors de la préparation d'un défilé militaire.
Le , l'organisation revendique l'attentat contre le journal Charlie Hebdo commis l'avant-veille.
Le , un des cadres d'AQPA, Harith Al-Nadhari est abattu par un drone, dans la province de Chabwa, dans le sud-est du Yémen.
L'organisation publie le magazine Inspire et émet des conseils à l'intention de ses sympathisants en Europe. Elle émet depuis le la revue Sada al-Malahim (qui signifie en arabe ).
En 2015, le commandement d'AQPA est décimé par les frappes de drones, de nombreux chefs sont tués. Le , Nasser Al-Wahishi, le chef d'AQPA, est tué à son tour par un drone. Sa mort est confirmée par al-Qaïda le et est désigné pour lui succéder.
Au cours de la guerre civile yéménite, des centaines de membres d'AQPA ont été recrutés par des milices soutenues par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dans le but de les incorporer au front contre les Houthis. En , une longue enquête de CNN accuse la coalition menée par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis d'avoir transféré des armes de fabrication américaine à des milices yéménites et à Al-Qaïda dans la péninsule Arabique. Cette stratégie aurait pour but selon la chaîne d'« acheter la loyauté de milices ou de tribus, de renforcer les acteurs armés choisis et d’influencer le complexe paysage politique »Julie Kebbi, Au Yémen, les liaisons dangereuses entre la coalition et el-Qaëda, lorientlejour.com, 16 février 2019.
Leur chef est tué par une frappe de drone américain le . Sa mort est officialisée par l'organisation le et il est remplacé par .
À la mi-, AQPA sort un exemplaire de Sada al-Malahim, dans lequel elle menace de raser une et d'attaquer , au motif que la Suède et la France sont à de . Le gouvernement français ne réagit pas mais le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin fait savoir qu'il prend cette menace terroriste au sérieux.
Le , AQPA annonce la mort de son chef, Khalid Batarfi, sans en citer les causes. Saad bin Atef al-Awlaki est nommé à sa succession.
Intrusion locale Par ailleurs, à la suite de leurs revers militaires, le groupe terroriste cherche à amadouer la population, en tissant des liens avec les tribus locales, en évitant les châtiments corporels publics, en tolérant la consommation de la drogue du khat, en payant des dédommagements aux membres des tribus tués par leurs membres et en se substituant aux services publics, comme les œuvres caritatives ou les constructions de routes.
Violations des droits de l'homme Le groupe terroriste a souvent enrôlé des enfants soldats.
Références
Voir aussi Liens externes
Laurent Bonnefoy, . Laurent Bonnefoy, Jean-Pierre Perrin, . Sarah Halifa-Legrand, .
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