Glossaire de termes relatifs au cinéma et plus largement à l'audiovisuel.
Formats des films de cinéma (ordre alphabétique)
standard de pellicule du cinéma d'une largeur de 35 millimètres. Il reste relativement inchangé depuis sa création en 1892 par Thomas Edison et Laurie Dickson. Créé à l'origine pour le cinéma, il a été introduit par la suite en photographie argentique sous le code 135 ANSI/SMPTE 139–1996. SMPTE STANDARD for Motion-Picture Film () - Perforated KS. Society of Motion Picture and Television Engineers. White Plains, NY . Le défilement standard pour le cinéma se fait sur quatre perforations par photogramme, et environ 53 photogrammes par mètre Hummel, Rob (ed). American Cinematographer Manual, 8th edition. ASC Press: Hollywood, 2001 .
format concurrent du , lancé en 1912 par Charles Pathé, abandonné presque aussitôt. Cette pellicule était en diacétate de cellulose, donc ininflammable, mais instable et se décomposant vite (« vinaigre »), contrairement au celluloïd du , très inflammable, qui adopte sur le plan international une autre matière, l'acétate de cellulose, en 1938 à Berlin : le film de sûreté (safety film)Lo Duca, « Technique du cinéma », Presses universitaires de France, , Paris, 1943. 9,5 mm Format d'une largeur de , lancé par Pathé en 1922. La particularité de ce film réside dans ses perforations d'entraînement centrales, entre chaque image, permettant d'utiliser toute la largeur du film, mais en exposant le centre de l'image à toutes les avanies provenant des griffes ou des débiteurs. Ce format rencontre encore aujourd'hui la faveur de quelques collectionneurs.
Format lancé par Kodak en 1923 (brevet de Julien Tessier.), créé d'abord pour le cinéma amateur, mais aussi pour les prises de vues de reportages et de documentaires. Super Une variante à l'image plus allongée, le Super 16, est encore en vogue, y compris pour le tournage de fictions destinées à la télévision ou au cinéma, mieux adapté au format 16/9, mais très fortement concurrencée par les prises de vues sur mémoire numérique.
Format de film cinématographique d'une largeur de (moitié du standard) lancé par Pathé en 1927 sous le nom de Pathé Rural. Ce système est abandonné en 1942. 8 mm Format de cinéma amateur, lancé en 1932 par Kodak, décliné en Simple 8 et en Super 8, différents dans leurs perforations et la surface respective de leurs images. Comme le , ces formats ont encore la faveur d'amateurs passionnés. 70 mm Le format utilise le en prise de vues et le de largeur en projection, pour laisser place aux pistes six pistes magnétiques latérales trois de chaque côté de l'image. Après quelques essais sans suite dans les années 1930 il est popularisé au cinéma à partir des années 1950. IMAX Le format IMAX existe depuis 1970. La pellicule négative de prises de vues et les copies de projection sont de même format, d'une largeur de . Les dimensions de l'image, qui défile horizontalement, sont de en hauteur et de en largeur. La pellicule est transportée par deux rangées de perforations, à raison de quinze perforations par photogramme, sur chaque bord, d'où l'appellation IMAX de . 16/9 désigne les proportions de l'image et des écrans de télévision au « format large ». Il s'agit d'un format adopté sur le plan mondial. Il remplace le format historique de la télévision 4:3 (4/3 ou quatre tiers) adopté depuis les années 1950.
A
AC3 audio, algorithme de compression de données ou de débit (avec pertes). Accéléré effet donnant à voir une action en un temps plus court que sa durée réelle. Peut être réalisé à la prise de vues ou en postproduction. Accessoiriste technicien d'un tournage de film ou téléfilm ou dans une pièce de théâtre. Membre de l'équipe décoration, il gère les petits éléments de décor lors du tournage et les objets suggérés par le scénario. Il assure aussi les raccords de continuité des accessoires en collaboration avec la scripte. Voir aussi métiers du cinéma. Achromatique, Apochromatique un objectif achromatique est un objectif qui a subi une modification afin de corriger l'aberration chromatique sur deux longueurs d'onde, l'aberration de sphéricité, et la coma Apochromatique. Un objectif apochromatique est corrigé pour trois longueurs d'onde. Actinisme propriété d’une radiation électromagnétique à provoquer un effet chimique. Ce terme est surtout utilisé pour désigner la propension des différentes longueurs d'onde de la lumière à impressionner une pellicule photographique.
après : , demandé par le premier assistant-réalisateur (ou le chef de plateau), le réalisateur (ou l'assistant) commande : , auquel répond le preneur de son : , suivi par le cadreur (caméraman) : , qui demande la présentation du clap et son annonce sonore par un assistant ou un machiniste, suivi de : , invitation du réalisateur aux comédiens à jouer la scène prévue dans le plan. Actualités jusqu'à l'avènement et la popularisation de la télévision, les journaux de reportages filmés étaient projetés dans les salles de cinéma en première partie des films (Actualités Gaumont, Actualités Pathé). Acutance aussi appelée microcontraste, définit la précision de la transition entre zones sombres et claires. Une zone noire bordée de blanc a une forte acutance, cette même zone se dégradant vers le blanc en passant par du gris a une faible acutance. Une forte acutance donne une impression de netteté. Adaptation film basé sur une œuvre préexistante, telle qu'une pièce de théâtre, un roman, une nouvelle, un jeu vidéo (ou une série), une série télévisée ou encore un dessin animé. ADR (Automatic Dialogue Replacement Editing) technique de boucles automatisées pour enregistrer les postsynchronisations et doublages, peu utilisée en France. Administrateur l'administrateur général est chargé de l'administration de la production du film : établissement des contrats de techniciens et de comédiens, contrats d'assurance, etc. Voir : métiers du cinéma. Agfacolor marque de la firme Agfa-Gevaert désignant une gamme de produits photographiques couleur (pellicules, chimie). Ambiance voir Lumière d'ambiance et son d'ambiance Amorce - en photographie et au cinéma : objet ou personnage disposé près de la caméra, en premiers plans du sujet ou de l'action principale qu'il masque en partie. - au cinéma, sur support argentique, partie de film perforé non argentique, collée avant la première image et après la dernière image de chaque bobine. De longueur normalisée, elle comporte diverses indications utiles (titre, nom du laboratoire, métrage, point de synchronisation, etc.). Anaglyphe image capable de restituer le relief en offrant au cerveau la configuration binoculaire humaine par superposition de deux images enregistrées en même temps avec une parallaxe, c'est-à-dire qu'elles sont vues par deux objectifs légèrement espacés reproduisant la position des yeux humains, que l'observateur arrive à différencier grâce à des filtres placés devant chacun de ses yeux. Généralement, l'œil droit est placé derrière un filtre couleur cyan et l'œil gauche derrière un filtre rouge. Anamorphose déformation réversible d'une à l'aide d'un système optique - tel un miroir courbe ou des lentilles cylindriques - ou d'une formule mathématique en peinture ou en dessin. Angle de champ angle que va pouvoir capter un dispositif optique; angle de prise de vues. Animation dessins dessin animé ou poupées animées animation en volume : travail de l'animateur, qui consiste à dessiner les phases de la décomposition d'un mouvement ou à déplacer petit à petit les membres et le corps d'une poupée, dont on filme image par image (voir « tour de manivelle ») chaque dessin ou chaque position, afin de donner l'illusion que le personnage dessiné ou la poupée bougent par eux-mêmes. Voir aussi : lay-out. Annonce énoncé de vive voix du numéro de plan et de prise réalisé avant l'activation du clap pour l'identification sonore du plan. Answer Print épreuve de tirage. Antihalo couche de carbure de tungstène déposée sur le dos des émulsions cinématographiques pour éviter les parasites lumineux à l'intérieur de la pellicule, par réflexion de la lumière issue de l'objectif sur les parties polies du couloir du film. Antireflets couche antireflets. Arc - phénomène de décharge électrique provoquant une forte luminosité. Déplacement d'électrons hors d'un conducteur se produisant lorsque deux dipôles ne sont pas en contact, mais que le champ électrique qui les sépare est tel que le gaz les séparant devient conducteur par ionisation (comme sur une bougie de moteur de voiture). - lampe à arc : lampe à décharge électrique dans l'atmosphère, les dipôles étant des crayons en charbon recouverts de cuivre, qui donnait une source d'éclairement puissante aux projecteurs de studio ou d'extérieur (lumière du jour), ou aux appareils de projection. Polluante et dangereuse pour la santé par ses émanations dues à la combustion du charbon, la lampe à arc à l'air libre a été remplacée par des ampoules où la décharge se produit dans un gaz neutre ou dans le vide. - arc, travelling sur rails en forme de cercle ou de demi-cercle. Archives du film le dépôt légal des films sur support photochimique a été confié au Centre national du cinéma et de l'image animée, pour les Actualités Françaises filmées entre 1940 et 1969, elles sont déposées à l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Les archives sont consultables : à la Bibliothèque nationale de France (pour les films numérisés) et à Bois-d'Arcy, dans les Yvelines (pour les supports argentiques). Arrêt de caméra (Stop and Go) - truquage réalisé à l'origine pendant le tournage. Une prise de vues est faite, on arrête la caméra sans la déplacer ni bouger son cadre. On déplace un objet, ou on le remplace par un autre, ou on l'élimine, ou au contraire on le fait apparaître pour la première fois. On remet en fonctionnement la caméra. Après développement, il y a donc une prise A et une prise B. On coupe les parties de pellicule surexposée qui correspondent à l'inertie de la caméra lors de son arrêt, et à l'inertie de son démarrage. Les prises A et B sont alors assemblées par soudure à l'acétone (dite « collure »). L'opération donne l'illusion du déplacement de l'objet, de son apparition, de sa disparition, ou de sa substitution à un autre objet ou de sa substitution par un autre objet. Même opération avec des comédiens, qui doivent s'immobiliser autant que possible lors du changement entre les deux parties de la prise de vues. - histoire. L'arrêt de caméra a été découvert par deux collaborateurs de Thomas Edison, William Heise et Alfred Clark, pour une décapitation dans leur film L'Exécution de Mary, reine des Écossais (The Execution of Mary, Queen of Scots), tourné le . Georges Méliès en fit son fonds de commerce, allant jusqu'à 24 arrêts de caméra pour un film de deux minutes (Le Déshabillage impossible). Arrêt sur image un gel (ou freeze en anglais) de l'image animée. Procédé qui consiste à répéter une seule image dupliquée en laboratoire. Arrière-plan le décor qui se trouve derrière l'action ou derrière les comédiens sur lesquels se fait la mise au point. Art et essai communément, en opposition à cinéma populaire. En France, le Centre national de la cinématographie (CNC) offre une aide financière à la diffusion des films classés « Art et essai » (extrait du bulletin du CNC : « le classement art et essai a pour objectif de soutenir les salles de cinéma qui exposent une proportion importante de films recommandés art et essai et qui soutiennent ces films souvent difficiles par une politique d'animation adaptée »). ASA American Standards Association, indice de sensibilité des films, normalisé ISO. Aspect Ratio proportion du cadre des photogrammes d'un procédé ou Format de projection, énoncé sous la forme d'un coefficient largeur:hauteur. Ex.: CinemaScope, ratio de 2,55:1. VistaVision, ratio de 2:1. Assistants chaque chef de poste dispose d'un ou plusieurs assistants : premier assistant-réalisateur