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Chronologie
Janvier 2010 Mercredi : un médecin rwandais, Sosthène Munyemana, originaire de la région de Butare (sud), faisant l'objet d'un mandat d'arrêt international et d'une demande d'extradition du Rwanda, est arrêté dans la banlieue de Bordeaux (France) par des membres de la police judiciaire française. Fiché par Interpol depuis 2006 pour participation au génocide et crimes de guerre lors du génocide au Rwanda en 1994, il exerçait, depuis huit ans, comme praticien aux urgences à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) Le Figaro.fr, Un médecin recherché pour le génocide de 1994 est arrêté à Bordeaux.
Février 2010 Mercredi : l'ONG Human Rights Watch dénonce des « menaces, agressions et actes de harcèlement » visant des opposants rwandais à l’approche de la présidentielle d’août prochain. L'organisation « exhorte le gouvernement (rwandais) à ouvrir des enquêtes sur tous ces incidents et à faire en sorte que les militants de l’opposition soient en mesure de vaquer sans crainte à leurs occupations légitimes » car « ces incidents ne feront que miner davantage la démocratie en décourageant toute opposition digne de ce nom de participer aux élections ». « À diverses occasions, le gouvernement s’est servi d’accusations de participation au génocide, ou d’"idéologie génocidaire", pour prendre pour cible ses détracteurs et les discréditer » Le Figaro.fr, HRW: "harcèlement des opposants".
thumb|right|230px|Centre-ville de Kigali Vendredi : trois attentats à la grenade, visant simultanément des lieux publics à Kigali en soirée, causent la mort de deux personnes et en blessent 18 autres dont 5 grièvement.
Dimanche : trois partis de l'opposition, — les Forces démocratiques unifiées, le Parti démocratique vert du Rwanda et le Parti social Imberakuri (le partisan de la vérité) — dont un seul est agréé par le gouvernement, ont créé une plate-forme dans le but de mieux faire entendre leur voix « devant l'opinion publique nationale et internationale » Le Figaro.fr, Une plate-forme de l'opposition .
Lundi : L'enquête de la police a permis l'arrestation de trois personnes dans l'affaire des attentats à la grenade de vendredi soir à Kigali. Les individus arrêtés appartiendraient « aux Interahamwe », une milice extrémiste hutu, dont les membres ont perpétré le génocide de 1994 au Rwanda. Trois journalistes de l’hebdomadaire rwandais indépendant Umuseso ont été condamnés à des peines de prison ferme : Charles Kabonero, directeur du journal (1 an de prison), Didas Gasana, rédacteur en chef (6 mois de prison), et Richard Kayigamba, reporter (6 mois de prison). Ils ont été reconnus coupables de « diffamation et immixtion dans la vie privée » d’un membre du gouvernement par le tribunal de grande instance de Nyarugenge (à Kigali). Ils avaient état d'une possible liaison extra-conjugale entre le ministre Protais Musoni et la maire de Kigali, Aisa Kirabo Kacyira Le Figaro.fr, Trois journalistes condamnés.
Mars 2010 Mardi : Agathe Habyarimana (67 ans), veuve de l'ancien président rwandais assassiné le lors d'un attentat contre son avion, a été interpellée à son domicile de Courcouronnes (Essonne), puis conduite dans les locaux de la police judiciaire. Elle est soupçonnée d'avoir fait partie du premier cercle des génocidaires. Cette interpellation a lieu 5 jours après la visite du président Nicolas Sarkozy à Kigali.
Jeudi : nouvel attentat à la grenade à Kigali. Les autorités pensent que deux anciens officiers, le général Faustin Kayumba Nyamwasa et le colonel Patrick Karegeya, réfugiés en Afrique du Sud, sont derrière les deux attaques du et du , qualifiées d'« actes de déstabilisation ».
Jeudi : Le Tribunal pénal international pour le Rwanda condamne en appel, à une peine de 15 ans de prison, le célèbre chanteur Simon Bikindi, reconnu coupable d’incitation directe et publique à commettre le génocide, pour avoir pris la parole fin depuis « un véhicule équipé d'un amplificateur de voix sur la route principale reliant Kivumu à Kayove », deux communes du nord-ouest du Rwanda Le Figaro.fr, Massacres de 1994: Le TPIR condamne le chanteur Simon Bikindi à 15 ans de prison. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda condamne en appel l'ancien magistrat Siméon Nshamihigo (50 ans) à 40 ans de réclusion pour son implication dans le génocide au Rwanda en 1994. Au moment du génocide, il était substitut du procureur à Cyangugu (sud-ouest). À son arrestation en , il travaillait, sous une fausse identité, comme enquêteur de la défense au TPIR. Son implication a été prouvée dans plusieurs assassinats, dont ceux d’un médecin et d’un prêtre catholique tutsi. À son arrestation à Arusha, siège du TPIR, l’ancien substitut du procureur était détenteur d’un passeport congolais au nom de « Sammy Bahati Weza » Le Figaro.fr, Massacres de 1994: Un ancien magistrat condamné à 40 ans de prison.
Vendredi : la Cour suprême du Rwanda, saisie d’une requête de remise en liberté de l'ex-chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda, s'est déclarée incompétente et a renvoyé l'affaire devant la justice militaire, justifiant sa décision par le statut de militaire du chef d'état-major de l'armée rwandaise, le général James Karabe, considéré comme étant à l'origine de la détention de l'ex-chef rebelle congolais Le Figaro.fr, Nkunda: la Cour rwandaise incompétente .
Avril 2010 Mardi : publication dans la revue « XXI » du témoignage, sur les massacres de 1994, d'un ancien gendarme français envoyé en au Rwanda dans le cadre de l'opération militaro-humanitaire « Turquoise » Le Figaro.fr, Un gendarme français témoigne.
thumb|right|230px|Paul Kagame (novembre 2007) Mercredi : le secrétaire d’État français à la Coopération, Alain Joyandet, a rencontré le président Paul Kagame au stade de Kigali, en marge des commémorations du génocide des Tutsi de 1994 qui a fait morts selon l'ONU. Selon le ministre français, cette rencontre « reflète la volonté partagée d'aborder cette nouvelle relation, tournée vers l'avenir » affirmant que Paris et Kigali étaient « sur la voie de la réconciliation durable ». La ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a souligné la présence « très significative » de la France et « qui s'inscrit dans cette volonté des chefs d'État et des peuples d'avancer » Le Figaro.fr, "Réconciliation durable" avec la France .
Jeudi : le Haut commandement de l’armée rwandaise a suspendu et arrêté les généraux Charles Muhire et Emmanuel Karenzi Karak. Ils sont accusés de « mauvaise conduite non conforme aux principes qui régissent la discipline des Forces rwandaises de défense ». Tous deux Tutsi anglophones issus de la diaspora ougandaise (comme le président Kagame), ils font partie du cercle très restreint des chefs militaires de haut rang du Front patriotique rwandais (FPR), ancienne rébellion majoritairement tutsi dirigée par Paul Kagame, qui a mis fin au génocide de 1994 au Rwanda et dirige le pays depuis lors.
Mercredi : l'opposante Victoire Ingabire Umuhoza, rentrée d'exil en janvier et candidate déclarée à la présidentielle, a été arrêtée à Kigali, accusée d'« association avec un groupe terroriste, propagation de l'idéologie du génocide, négationnisme et "divisionnisme" ethnique ». Elle est remise en liberté le lendemain sous strict contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter Kigali en attendant son procès.
Vendredi : la Direction générale de l'Immigration refuse de renouveler pour trois mois le visa de travail d'une chercheuse britannique de l'ONG Human Rights Watch. Selon l'ONG, ce cas particulier s’inscrit dans un contexte « d'intolérance croissante à l’égard de toute forme de contestation ou de voix critiques en cette période pré-électorale […] Au cours des dernières semaines, nous avons assisté à une véritable tentative de museler toute voix critique. Le gouvernement rwandais fait tout pour réduire au silence les voix indépendantes avant les élections » Le Figaro.fr, Le Rwanda refuse un visa à HRW .
Dimanche : mort de Jean Bosco Barayagwiza (59 ans), un ancien dirigeant rwandais condamné à 32 ans de prison le par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour son rôle dans le génocide des Tutsi en 1994. Il était dans un hôpital de la ville de Porto-Novo au Bénin où il purgeait sa peine depuis le , en vertu d'un accord entre ce pays et les Nations unies. Il fut aussi l'un des principaux animateurs du "Comité d’initiative" qui pilota la création de la Radio Télévision libre des Mille collines (RTLM) connue pour ses appels aux massacres de Tutsi en 1994Figaro - mort d'un ancien dirigeant.
Mai 2010 Dimanche : l'ancien directeur de publication du journal Kamarampaka, Bernard Hategekimana, est condamné par la juridiction gacaca du secteur de Nyakabanda, à la réclusion criminelle à perpétuité après avoir été reconnu coupable d’incitation au génocide de 1994 à travers sa publication. Le tribunal a aussi déterminé que l’ancien journaliste, connu sous le surnom de Mukingo, tenait pendant le génocide, au quartier de Kimisagara, dans la capitale rwandaise, un barrage routier auquel plusieurs Tutsis furent tués. Plusieurs autres journalistes rwandais ont déjà été condamnés pour incitation au génocide Le Figaro.fr, Un ancien journaliste condamné à perpétuité .
Mercredi : le général français Jean-Claude Lafourcade, ex-commandant de l'« opération Turquoise » au Rwanda en 1994, regrette que la France ait renoué des relations avec Kigali sans avoir « démenti » les accusations de complicité de génocide portées contre elle par le régime rwandais et demande que l'instruction ouverte il y a cinq ans sur ces accusations de complicité de génocide soit « enfin bouclée ». Il vient de publier un livre "Opération Turquoise" (éd. Perrin), dans lequel il dément toute participation ou complicité de l'armée française dans le génocide des Tutsi qui a fait morts Le Figaro.fr, Le général Lafourcade veut un démenti.
Vendredi : quatre pays d'Afrique de l'Est — l'Éthiopie, l'Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie — ont signé à Entebbe un nouvel accord, en négociation depuis une dizaine d'années, sur le partage des eaux du Nil, en l'absence du Burundi et de la Congo-Kinshasa, et malgré le boycott de l'Égypte et du Soudan, farouchement opposés à ce projet, dont tous les détails n'ont pas été rendus publics. Selon le texte, la nouvelle Commission du Bassin du Nil sera chargée de recevoir et d'approuver tous les projets (canaux d'irrigation, barrages…) concernant le fleuve. Elle sera basée à Addis-Abeba et comptera des représentants des neuf pays concernés Le Figaro.fr, Nil: accord de 4 pays d'Afrique de l'Est.
Dimanche : deux attentats à la grenade dans le quartier commercial de Nyabugogo (Kigali) causent la mort d'une personne et font 28 blessés.
Jeudi : quatre gorilles des montagnes, une femelle et trois bébés, sont morts en raison du froid et des pluies diluviennes dans le Parc national des volcans (nord-est), frontalier avec la République démocratique du Congo. Les gorilles étaient installés à une haute altitude sur les flancs du mont Karisimbi (qui culmine à 4.507 mètres), où les températures sont froides. Selon le bureau du tourisme, « la mort soudaine de ces quatre gorilles n'est pas seulement un choc, c'est aussi une énorme perte pour le Rwanda et pour toute l'équipe de conservation ». Près de 700 gorilles des montagnes, une espèce menacée d'extinction, vivent dans cette région des volcans, à cheval entre le Rwanda, l'Ouganda et la RDC Le Figaro.fr, Quatre gorilles morts de froid .