Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la de première formation.

Création et différentes dénominations 1794 : création de la de première formation à partir de l'amalgame des du d'infanterie (ci-devant Bourbon) de volontaires du Doubs de volontaires des Deux-Sèvres également appelé des réserves 1796 : La n'est pas créée lors du deuxième amalgame de 1796, elle le sera en 1801 : Le , création d'une première de deuxième formation, formée à partir de la piémontaise qui est dissoute le 1803 : Le , une deuxième de deuxième formation est formée de troupes belges (volontaires et conscrits flamands, wallons et bruxellois) par le général belge Jean-Baptiste L'Olivier. 1803 : réorganisé le , il devient le d'infanterie de ligne. Le régiment se couvre de gloire durant les campagnes napoléoniennes. 1814 : dissolution. : création du . : prend le nom de . 1871 : dissolution. 1872 : recréation du à partir du . 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d’infanterie. 1923 : dissolution. 1939 : recréé comme . 1940 : dissolution.

Chefs de corps (colonel sauf mention contraire) 1794 : chef de brigade Pierre-André Miquel 1801 : chef de brigade Rossignol (?) 1802 : chef de brigade Trepied (?) 1803 : colonel Jean-Baptiste L'Olivier 1807 : colonel Raymond Pierre Penne 1811 : colonel Jean Joseph Benuzan 1813 : colonel Charles Angélique François Huchet de La Bédoyère ... - 1903 : Félix Washington Latour d’Affaure - : Charles Holender ? - : Corneille Gustave Ernest Trumelet-Faber - : Gaston Dupuis - : Charles Alexis Vandenberg - : Hubert Alexandre Victor Garnier - : lieutenant-colonel Honoré Michel Étienne Tronyo - : lieutenant-colonel Jean François Henri Gustave de Gail - : Fernand Marie Robert De France - : Eugène Carlier 1922 - 1923 {dissolution} : René Mangematin 1939 - 1940 {dissolution} : lieutenant-colonel Nauche

Recréation dans la réserve, régiment de défense de points sensibles 1977 - 1981 : colonel Hubert Michel 1981 - 1984 : colonel Roland Gras 1984 - 1987 (dissolution) colonel Claude Martin-Jaubert

Historique des garnisons, combats et batailles Guerres de la Révolution et de l'Empire

alt=Sous-officier de voltigeurs du 112e de ligne, 1809.|vignette|upright=.7|Sous-officier de voltigeurs du de ligne, 1809. À la suite d'un arrêté du , le d'infanterie de ligne est créé à Bruxelles par le colonel Jean-Baptiste L'Olivier. Il était principalement formé de conscrits et de volontaires, tant flamands que wallons ou bruxellois, recrutés dans les neuf départements établis par le régime français régiment d'infanterie de ligne d'Empire.

1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig

Second Empire Un décret impérial du portait que les quatrièmes bataillons des régiments d’infanterie de ligne pourraient être formés en régiments de marche, composés chacun de trois bataillons. En conséquence de ce décret, le les quatrièmes bataillons des , et , réunis au fort d'Aubervilliers, furent constitués en régiment, sous la dénomination de régiment de marche d'infanterie.

Un décret, daté du , prescrivit que les 39 régiments de marche formés jusqu'alors prendraient la dénomination de régiments d’infanterie de ligne, qu'ils porteraient les numéros 101 et suivants jusqu'au numéro 139. En exécution de ce décret, le régiment d'infanterie de marche prit, à la date du , la dénomination de : régiment d'infanterie de ligne.

1870-1871 : Siège de Paris

De 1871 à 1914 Le le régiment d'infanterie rentre dans Paris, et le il est désarmé en exécution de la convention signée, le , entre la Prusse et le gouvernement français.

Le , le régiment est fusionné avec le régiment d'infanterie de ligne puis en , le régiment d'infanterie est dissous.

Un décret du président de la République en date d'avril 1872 ayant prescrit que les régiments provisoires devenaient définitifs et prendraient la dénomination de régiment de ligne avec un numéro de série, le prend la dénomination de « »Publication de la Réunion des officiers, Historique du d'infanterie de ligne, page 121.

Le régiment, qui est depuis 1871 en Algérie, forme son à Dellys.

Il prend ensuite garnison à Toulon et Digne, puis à Antibes, avant de revenir à Toulon.

Première Guerre mondiale

Rattachements : Toulon et Hyères, d'infanterie, d'armée, . d'infanterie d' à . d'infanterie de à .

1914 Août en Lorraine à Diarville, bataille des frontières (Moncourt, Dieuze, Bidestroff), retraite (Gelucourt, Combat de Petite-Maixe, Neuviller-sur-Moselle) Août-septembre : bataille de la trouée de Charmes (combat de Lamath, Xermaménil) Septembre : déplacement vers la région de Bar-le-Duc, bataille de la Marne (combat de Vassincourt, Mort-Homme, Forges-sur-Meuse, Béthincourt - : Verdun (secteur d'Avocourt)

1915 Juin-août : Argonne (bois de la Gruerie, secteur de la Haute-Chevauchée)

1916 Mai : repos Mai-juillet : Verdun (cote 304, Mort-Homme) Novembre-décembre : repos et instruction Décembre : Verdun - : repos (Salmagne, Géry)

1917 Côte du Talou, Charny, Champneuville, Samogneux.

1918 Les combats de Chevincourt et Mélicocq, les combats d'août (Santerres - Arvillers), bataille du Vermandois.

Entre-deux-guerres Après la guerre, le régiment revient à Toulon et Antibes. Il est dissous le et forme le du d'infanterie.

Seconde Guerre mondiale Formé le à Hyères sous le nom de d'infanterie alpine (RIA) sous les ordres du lieutenant-colonel Nauche, il appartient à la d'infanterie.

Il est quasi totalement détruit lors des combats sur la Somme début .

Après 1945

Drapeau du régiment vignette|Le drapeau du d'infanterie, avec sa cravate portant la croix de guerre et la fourragère.Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :

Raab 1809 Wagram 1809 Lützen 1813 Bautzen 1813 Argonne 1915 Verdun 1916-1917 Montdidier 1918 Mont d'Origny 1918

Décorations du régiment Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes et une étoile d'argent (quatre citations à l'ordre de l'armée et une citation à l'ordre du corps d'armée).

Le port de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire lui est décerné le .

Insigne L'insigne du régiment, réalisé en 1939, présente, sur un fond de montagnes avec un petit morceau de mer, un lion contourné d'argent.

Personnalités ayant servi au

Maurice Bokanowski (1879-1928), député de la Seine, a servi comme officier jusqu'au printemps 1915. René Cassin (1887-1976) y a effectué son service militaire en 1906-1907. Pierre Costantini (1889-1986), pionnier de l’aviation, pilote de chasse, organisateur de la croisière jaune, chef fondateur de la Ligue française, puis cofondateur de la LVF. Il fut aussi journaliste, poète et écrivain. Paul Didier (1889-1961), magistrat et fonctionnaire du ministère de la Justice, y est mobilisé durant la Première Guerre mondiale. Jules-Gérard Jordens (1885-1916), poète, y fait la première année de service militaire de 1906 à 1907. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Charles Eugène de Lalaing d'Audenarde (1779-1859), alors capitaine André Martel (1893-1976) y a effectué son service militaire d'août 1914 à juin 1915. Son premier recueil poétique Poèmes d’un poilu, poèmes des tranchées et des cantonnements (Reims, J. Matot, 1916) le fera lauréat des Jeux floraux de Reims de 1914-1915. Jean de Latard de Pierrefeu (1881-1940), futur rédacteur du communiqué du Grand Quartier général avant d'être l'auteur de Plutarque a menti, a servi au début de la guerre comme sous-officier puis officier de réserve. Henri Poeymirau (1869-1924), en 1911, commandant du , compagnon de Lyautey et futur général de division. Simon Sabiani (1888-1956), député et maire de Marseille, proche du grand banditisme durant l'entre-deux-guerres. Pierre Louis Sarlandie des Rieux (1870-1915), qui signait Lionel des Rieux en littérature. Victor Tuby (1888-1945), mort lors des combats du Bois-le-Prêtre.

Notes et références

Annexes Sources, bibliographie, témoignages de combattants Publication de la Réunion des officiers, Historique du d'infanterie de ligne, Paris, Dutemple, 1875, 170 p. Historique du d'infanterie de ligne, Lithographié [Antibes], 1890, 144 p. Romain Lubin, Pierre Costantini une vie entre l’air et le feu [de la Grande guerre à la collaboration], éditions Heimdal, 2026). . Pierre Médan (lieutenant), La première fourragère du , A. Dragon, 1919, Aix-en-Provence, 99 p. Pierre Médan (lieutenant), La fourragère jaune et verte du , A. Dragon, 1919, Aix-en-Provence, 149 p. Guy Barruol, Un Haut-Provençal dans la Grande Guerre : Jean Barruol (Correspondance 1914-1920), Éditions Alpes-de-Lumière, 2004 Francis Mazel, Le journal d'un poilu, "au fil du rasoir…", Éditions Lacour, 2005 Olivier Gaget (éd.), Un officier du : Carnets de route et lettres de guerre de Marcel Rostin (1914-1916), C'est-à-dire Éditions, 2008 Olivier Gaget, Les poilus juifs d'un régiment provençal. Le d'infanterie dans la Grande Guerre, Publibook, 2014 Olivier Gaget, Lionel des Rieux, vie et mort d'un poète'', Édilivre 2018

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