Plumaugat est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie

La commune de Plumaugat est située à la limite de l'Ille-et-Vilaine, à de la RN 12 (reliant Rennes à Saint-Brieuc).

Plumaugat est parcourue par la Rance ce qui lui confère un aspect vallonné. Les paysages y sont principalement de bocages avec toutefois des forêts (14 % du territoire environ).

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, le Garun, le Frémeur et le ruisseau de loziers...

La Rance, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de la Rance sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saint-Jouan-de-l'Isle. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 473 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/1984 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

Le Garun, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Loscouët-sur-Meu et se jette dans le Meu à Montfort-sur-Meu, après avoir traversé ..

Le Frémeur, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Rance à Caulnes, après avoir traversé ..

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Loziers, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlumaugatLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Plumaugat est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,7 %), zones agricoles hétérogènes (22,1 %), forêts (15,7 %), prairies (12 %), zones urbanisées (0,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Maelcat en 846-863 et 869, Ploemagada en 1182, Parochia de Plomagoat en 1282, Plomaugat vers 1330, Plumaugat en 1405, Plumagad au ..

Le nom de la commune vient de plou qui signifie paroisse (dénomination assez fréquente en Bretagne) associé à Maugat (nom du saint fondateur).. La forme Maugat résulte d'une vocalisation romane de l'anthroponyme Maelcat, composé de mael « chef » et de cat « combat ». Plumaugat est donc la « paroisse de Melgat/Maugat »..

Selon Bernard Tanguy, la transcription de la forme gallèse parlée est Pieumaouga.

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est PluvaelgadOffice public de la langue bretonne.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,3 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 382.

Histoire

Moyen Âge La commune de Plumaugat aurait vu naître Nominoë (premier roi de Bretagne) mais aucun document historique ne l'atteste. Toutefois, la paroisse existait bel et bien, à cette époque, puisqu'un document datant de 863 parle d'une donation d'une de ses habitantes.

Le

Les guerres du

Le monument aux morts porte les noms de morts pour la Patrie. : 146 sont morts durant la Première Guerre mondiale ; 12 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

L'après Seconde Guerre mondiale Entre 1946 et 1960 plusieurs dizaines de jeunes de Plumaugat, Éréac, Lanrelas, Mauron, Saint-Méen, etc.. sont partis faire la récolte des betteraves à sucre dans le nord de la France pour gagner leur vie et améliorer l’ordinaire de leur famille restée au pays et ..

En une épidémie de fièvre aphteuse frappe particulièrement l'est du département des Côtes-du-Nord, notamment les communes de Caulnes, Guitté et Plumaugat. Un cordon sanitaire fut mis en place autour des exploitations agricoles concernées, les fermes désinfectées, des pédiluves installés à l'entrée des bâtiments. Des laissez-passer sont exigés pour pouvoir circuler et des fosses creusées à la hâte pour ensevelir sous de la chaux les cadavres des animaux.

Francis Leroy, maire à l'époque, témoigne : « Ma ferme s'est retrouvée en isolement et tout le cheptel a été abattu : 250 porcs et 25 vaches laitières »..

Héraldique

Politique et administration

Membre de la communauté de communes du Pays de Caulnes jusqu'au , date de sa dissolution, Plumaugat est rattaché depuis le à Dinan Agglomération.

Démographie

Lieux et monuments

Elle compte de nombreux monuments, notamment :

L'église paroissiale (fin ) sous le patronage de Saint Pierre ; la chapelle de Bonne Rencontre (1583) ; la chapelle de Bénin ; la stèle de l'abbé Fleury (chef de la Résistance des Côtes-du-Nord assassiné en 1944) ; le site de « la Maison » avec des vestiges de la motte castrale ;

de nombreuses croix ; le manoir de la Rivière (1678), un ancien presbytère devenu aujourd'hui un gîte qui accueille des groupes de personnes. Le château de Lozier inscrit en 1992 au titre des monuments historiques. Le château de l'Epinay à Plumaugat La croix de granit La motte féodale

Personnalités liées à la commune Les Plumaugat et les seigneurs de Plumaugat : Eudes de Plumaugat, croisé en 1248 ; Eon de Plumaugat Connétable de Rennes en 1388, marié à Jeanne de Rougé, parents de Raoul de Plumaugat, qui fit une transaction le avec Jean de Plumaugat par laquelle il est convenu que Raoul portera les armes pleine et Jean avec différence ; Caro de Plumaugat et Macé de Plumaugat étaient compagnons d'armes de Bertrand du Guesclin, connétable de France ; Pierre de Plumaugat marié en 1455 avec Jeanne de Plorec ; Allain de Plumaugat chambellan du duc de Bretagne , marié à Isabeau Giffard ; Pierre de Plumaugat, mort en 1513 père de Marie-Marguerite de Plumaugat dame hérière de Plumaugat mariée en 1490 à Louis d’Yvignac, garde ordinaire d’Anne de Bretagne. Marie de Plumaugat, dame de la Chasse, propriétaires de quatre manoirs et métairies et de quatre moulins, déclarait en 1513 détenir « jurisdiction, seigneurie, collier (instrument destiné à exposer les malfaiteurs), justice patibulaire, sergent franc »..

La seigneurie de Plumaugat passa ensuite dans les familles Yvignac, Guitté, d’Espinay de Vaucouleur, du Breil de Pontbriand, Bruc de Broon, Guéhéneuc de Boishue puis Mellon. L'abbé Fleury : né à Plumaugat le , Eugène Fleury est ordonné prêtre le , maître d’étude aux Cordeliers à Dinan avant l’ordination, puis il fut professeur à Saint-Charles (Saint-Brieuc) en avant d’être nommé Vicaire de l’Église Saint-Michel de Saint-Brieuc. Il devient membre du mouvement Défense de la France par l’intermédiaire de l’Abbé Chéruel en . L’abbé Fleury recrute par la suite dont la maison devint le P.C du groupe D.F. qui se structure ensuite à partir d’ à Saint-Brieuc autour de Métairie, Hauet (masseur, chargé des faux papiers) et du pharmacien gaulliste Gallais. En contact avec des membres du Comité Départemental de Libération clandestin il organise l’une des premières réunions du CDL dans sa sacristie de l’Église Saint-Michel. Par la suite il remplace son collègue Chéruel au sein du CDL quelques semaines. Lieutenant de réserve, il dirige avec Jean Métairie un groupe de Corps Francs sous le nom de « Vengeance » fort d’environ organisés militairement en sections, compagnies qui à plusieurs reprises se heurtèrent aux Allemands avant le débarquement et qui seront intégrés par la suite dans l’Armée secrète. L’abbé Fleury est désigné délégué militaire du Mouvement de Libération Nationale (M.L.N), qui regroupe D.F, Libé-Nord, l’O.C.M et l’O.R.A ; Jean Métairie étant désigné chef départemental de l’Armée Secrète. Il aurait refusé de prendre le maquis pour happer à la menace d’arrestation.

L’abbé Fleury est arrêté par la Gestapo le un peu après midi, puis interné à la prison de Saint-Brieuc. Ses amis s’efforcent de lui faire parvenir un colis pendant sa détention. Torturé pendant les interrogatoires. Le , les gardiens refusent les colis déclarant que l’abbé Fleury serait parti le matin vers Rennes. En fait il a été fusillé le jour même (). Son corps est retrouvé dans une fosse commune de la Forêt de Malaunay par des ouvriers chargé d’abattre des arbres le long de la Route nationale 12 quelques jours plus tard. Son corps est reconnu par l’abbé Le Solleu de Plouagat ainsi que l’abbé Le Duff de Guingamp qui signale dans un courrier daté du et adressé à l’Évêché qu’il a été appelé le matin à bénir une fosse commune découverte aux environs de Guingamp. Parmi les dix-sept cadavres que contenait ce charnier se trouvait celui d’un prêtre. Dans sa poche il y avait un mouchoir marqué E.F.

Notes et références Notes

Cartes

Références

Voir aussi